Convention de l'ECyD de la Toussaint

Du 19 au 25 octobre dernier, s’est déroulée dans la jolie petite ville de Granville au bord de la mer un camp ECyD, plus exactement la Convention, qui a lieu chaque année à la Toussaint. Témoignage de Zélie.

Une quarantaine de personnes, dont cinq consacrées, un père légionnaire et une bonne trentaine de filles, se sont retrouvées à l’Institut Sévigné, un lycée.

Le thème de ce camp était les Traceurs du Ciel. Quelles sont les traces que nous pouvons voir tous les jours et que des milliers de personnes ont laissé avant nous, ou encore celles que nous-mêmes nous sommes en train de laisser ? Traces spirituelles, traces dans l’architecture, l’histoire, ou encore dans les cœurs des personnes que nous rencontrons. Ainsi, toutes les filles ont traversé tout Granville pendant un rallye, et entre les groupes qui se sont perdus et ceux qui avaient sauté des étapes, c’est dans la joie et la bonne humeur que ce rallye a été réalisé, et que les filles ont laissé des traces dans les cœurs des personnes à qui elles ont posé des questions sur Granville.

Nous avons eu également la chance de faire la traversée de la Baie du Mont St-Michel, (très belle trace spirituelle, architecturale et historique, n’est-ce pas ?) puis de célébrer le passage d’étapes de l’ECyD d’une bonne dizaine de filles. Autre traversée, celle en bateau, vers les Iles Chausey, où nous avons pu profiter d’un paysage purement Tolkenien, journée débat mais aussi journée sport avec un grand jeu. Nous avons aussi rencontré des personnes âgées dans deux maisons de retraite différentes ; ces personnes sont parfois seules et cela a été rassérénant pour elles de voir débarquer de fraîches jeunes filles motivées et souriantes, qui ont sans aucun doute semé la joie dans leurs cœurs. Les cinéforums ont également eu beaucoup de succès, et ont entraîné des débats, surtout le film « Pour la plus Grande Gloire » pour les plus grandes, qui retrace la persécution des chrétiens au Mexique.

La messe quotidienne entretenait l’esprit spirituel du camp, notamment la très belle veillée d’adoration que nous avons eue, les prières du matin et du soir. A la fin du camp, chaque fille, de chaque groupe présent, Pure Action, Pure Fashion, ECyD, Club Altior, a été invitée à chercher quelle trace elle avait pu laissé pendant ce camp. Charité, joie, amour pour les autres, ce n’est pas ce qui a manqué. Mais ces traces, nous les avons laissées en étant aidées par les merveilleuses consacrées, Chantal de Baillenx, Jeanne Mendras, Jeanne Guérin, Anne-Marie Terrenoir ainsi que Sabine Laxague, mais aussi par notre indispensable aumônier perpétuellement de bonne humeur et souriant, Père Richard Tardiff.

Personnellement, je suis dans l’ECyD depuis maintenant sept ans, faisant régulièrement des camps, et depuis deux ans, je les anime, dans la même joie que j’observais chez les animatrices quand j’étais plus jeune. J’aime beaucoup aider les filles comme j’ai été aidée, autant dans leur amitié avec Jésus que celle avec les autres filles.. De plus, je joue du piano et je chante énormément, ce qui me permet d’animer les messes en évitant aux filles d’endurer les chants de paroisses vieux de soixante-dix ans ; et, comme le disait St Augustin, « chanter, c’est prier deux fois ». Quelle vérité ! Je crois sincèrement que les chants aident les filles à prier et à mieux apprécier la messe quand parfois elles ont du mal à y être concentrées ou quand elles rechignent à y aller. Et c’est toujours un plaisir pour moi quand les plus jeunes viennent me voir pour me demander des conseils pour le collège ou autre ; je les considère comme mes petites sœurs et j’espère vraiment que je les aide, comme les animatrices m’ont aidée, comme les consacrées m’aident, encore et toujours, depuis sept ans, sans trop se plaindre de moi (enfin je crois).

L’esprit ECyD est très porteur pendant ces camps et je crois que chaque fille en est imprégnée dès les premiers jours : joie, paix, amour, charité, et ce sont des valeurs que ces filles prônent doivent prôner au quotidien ; ainsi, au bout de plusieurs camps, il est impressionnant de voir l’évolution de chaque fille, et de voir avec plaisir qu’elles sont toutes des Traceurs du Ciel, laissant leur sourire et leur joie partout où elles vont.