« Cette fille d’Abraham, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »

lun 24/10/2016
Fête du jour: 
Saint Antoine-Marie Claret, évêque

Chapitre d'Evangile:

Verset de début: 
10
Verset de fin: 
17
Evangile: 

Jésus était en train d’enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Voici qu’il y avait là une femme, possédée par un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l’interpella et lui dit : « Femme, te voici délivrée de ton infirmité. » Et il lui imposa les mains. À l’instant même elle redevint droite et rendait gloire à Dieu.
Alors le chef de la synagogue, indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Hypocrites ! Chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache-t-il pas de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Alors cette femme, une fille d’Abraham, que Satan avait liée voici dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ? »
À ces paroles de Jésus, tous ses adversaires furent remplis de honte, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu’il faisait.

Prière: 

C’est un jour de sabbat, jour réservé à Dieu au cours duquel, selon la Loi de Moïse, l’homme doit cesser de travailler. Ce jour correspond au septième jour de la création au cours duquel « Dieu chôma après tout l’ouvrage qu’il avait fait », dit le récit de la Genèse. Pourtant, en ce jour de repos, Jésus accomplit une guérison spectaculaire. En libérant la femme courbée de ce qui l’empêchait de lever les yeux vers Dieu, Jésus démontre que le précepte du respect du jour du Seigneur n’interdit absolument pas l’exercice de la charité.

Demande: 
Seigneur, devant toi, je me sens comme cette femme courbée ; je porte sur moi le poids de ma tiédeur, de ma pauvreté spirituelle, le poids de ma nature humaine pécheresse. Seigneur, je te demande de me guérir.
Points de réflexion: 

1. C’est Satan qui l’a rendue infirme. Ce jour de sabbat, elle est là dans le Temple, présente au milieu de la foule et elle veut écouter la Parole ; elle veut louer et bénir Dieu. Mais, à cause du pouvoir du démon, elle ne peut pas même lever les yeux. Ce « pouvoir du démon » est celui que, dans les différentes circonstances de la vie quotidienne, le péché ou le manque de générosité fait peser sur ses épaules et sur mes épaules à moi aussi. Elle ne peut pas, elle n’ose pas, elle est muette mais son cœur désire rencontrer et parler avec son Dieu.

2. La voyant, seule et silencieuse mais triste, tu viens jusqu’à elle et tu l’interpelles. Tu vas directement au cœur de son « infirmité ». Elle est là et ne peut rien dire. Tu ne lui demandes rien non plus : tu sais ! Tu lis dans le cœur de cette pécheresse et la délivres à l’instant même sous le regard courroucé du chef de la synagogue.
Tu sais ce que pense cet homme mais tu veux nous enseigner cette vérité évidente pour nous aujourd’hui : il n’y a pas de jour de repos pour libérer l’homme du poids qui l’accable.

3. « Il lui imposa les mains et elle se redressa et rendit gloire à Dieu ». Seigneur, aujourd’hui, devant le tabernacle où tu es présent, je viens et je te contemple. Tu es là, présent en ton Eucharistie. Tu viens me rendre mes forces mais surtout tu viens me donner les tiennes ! Ici, Seigneur, tu es présent tout entier : tu es le Pain vivant et tu nous as promis que celui qui te recevrait aurait la vie éternelle. Seigneur, cette vie éternelle nous la recevons et la possédons dès l’instant de la communion eucharistique, dès l’instant où tu viens en nous pour que nous soyons en toi.
Cette communion est la force qui nous relève et nous donne la force d’accomplir nos propres taches tout en construisant le monde que tu veux de toute éternité.

Dialogue: 
Seigneur, accorde-moi la grâce de recevoir ton Corps et ton Sang et d’en recueillir les fruits de conversion et de transformation intime : que je sente que tu es en moi pour que je sois en toi.
Résolution: 
Recevoir le sacrement de la vie éternelle avec respect, joie et recueillement.