« Il a la vie éternelle, celui qui croit »

jeu 14/04/2016
Fête du jour: 
Saint Maxime, martyr

Chapitre d'Evangile:

Verset de début: 
44
Verset de fin: 
51
Evangile: 

Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Prière: 

Après le grand miracle de la multiplication des pains face au lac de Tibériade, tu es parti pour la synagogue de Capharnaüm où les foules stupéfaites t’ont suivi. Là, tu t’adresses à tous ceux qui sont là, croyants ou non croyants, et te présentes comme « celui que Dieu a envoyé ». Les auditeurs murmurent entre eux et te demandent de leur donner un signe pour qu’ils puissent croire en toi.

Demande: 
Seigneur, accorde-moi la grâce de croire indéfectiblement en toi, de me fier à ta parole et de croire que tu es « le pain de vie », le pain de Dieu qui donne la vie au monde.
Points de réflexion: 

1. « Il a la vie éternelle, celui qui croit ». Cette affirmation très forte est précédée d’une question posée par les auditeurs pour « savoir ce qu’il fallait faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » La réponse était claire : « L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé ». La seule chose à faire est de croire en celui qu’il a envoyé. La réaction ne s’est pas faite attendre : « Mais qui es-tu ? » Les gens te connaissaient comme l’un des leurs : « Le fils du Charpentier, sa Mère et ses frères sont de chez nous » se répondaient-ils.

2. « Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ». Malgré les murmures des auditeurs tu continues ton enseignement et tu leur expliques que s’ils se tournent vers toi, c’est parce que Dieu le leur a fait comprendre. Ici comme en chaque événement du salut, c’est toujours Dieu qui a l’initiative, c’est toujours lui qui appelle. Mais, cependant, tu veux leur ouvrir l’esprit et tu leur tends la main : complétant ta réponse, tu précises : « Je suis le pain vivant, celui qui est descendu du Ciel ».
Tu te sers de l’exemple de la manne que leurs ancêtres ont mangée au désert au temps de Moïse. Mais tu affirmes aussi que c’est toi le pain vivant qui est envoyé pour donner la vie à ceux qui te mangeront. « Celui-là ne mourra pas, mais gardera sa vie en vie éternelle ».

3. « Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde ». Ici, on est en présence d’une révélation : il parle de l’Eucharistie où le pain et le vin seront transsubstantiés en son Corps et en son Sang. Nous, aujourd’hui, nous savons que la consécration du pain et du vin permet qu’apparaisse une nourriture surnaturelle qui alimentera nos vies pour nous unir à toi. Il est évident et les Évangiles nous le rapportent en de nombreux passages que les auditeurs de Jésus ont continué à murmurer entre eux et à rester incrédules. Seul l’Esprit Saint pouvait leur expliquer la profondeur de ce mystère insondable auquel nous sommes appelés à croire de tout notre cœur mais sans voir, comme des aveugles.

Dialogue: 
Seigneur, aide ma foi, donne-moi la force dont j’ai besoin pour avancer et toute confiance : tu ne peux pas te tromper et tu ne veux pas nous tromper. Tu t’es fait homme pour que nous soyons « autres Christs » avec toi et en toi. Dans ta miséricorde inépuisable, tu fais de nous « des fils avec le Fils ». Merci Seigneur de cet « admirable échange ».
Résolution: 
Après la messe, je méditerai les paroles de la consécration qui permettent au Christ de demeurer en moi.