À ce moment, des gens qui se trouvaient là rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient.
Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.
Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas.
Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?”
Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier.
Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »
Aujourd’hui Seigneur, tu frappes à ma porte et tu veux me réveiller pour que je sorte de ma tiédeur. De toute éternité tu as un projet pour moi et maintenant tu veux que nous fassions un « bilan » après les années passées à profiter de tes dons.
1. « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même ». L’épisode commence par la relation de la méchanceté de Pilate envers les Galiléens et par l’écroulement de la tour de Siloé. Sachant que certains pouvaient se demander pourquoi Dieu le Tout-Puissant ne les avait pas épargnés, tu nous montres le devoir de vigilance que nous devons exercer face à la mort qui survient comme un voleur. À moi de me tenir « sur mes gardes », de me repentir, de me convertir. Cet enseignement est toujours d’actualité. Tu m’invites, Seigneur, à regarder la réalité en face. Je me souviens des avertissements du pape François (angélus du 2 juillet 2015) : « Le démon ne reste jamais tranquille ; c'est le père du mensonge, le père de la discorde, le père de la division, le père de la violence (…) ». Je sais que la mort n’est pas un anéantissement total mais, Dieu respectant totalement notre liberté, ne nous accueillera que si nous nous tournons librement et volontairement vers lui.
2. « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne ». Avec la parabole du figuier, tu m’invites à regarder si ma vie, avec mes actions, mon comportement, mon attitude quotidienne, produit les fruits que le Père attend de moi. Oui, le vigneron c’est le Père, le jardinier, c’est toi, Seigneur. Une fois de plus tu te proposes d’intercéder pour moi et d’implorer la patience du Père pour que les fruits soient ceux que le Père attend. Il faut et il est indispensable que je sache recevoir la grâce que tu me réserves. Sans toi, je ne peux rien faire et tous mes efforts sont totalement stériles.
3. « Coupe-le. A quoi bon le laisser épuiser le sol ». Seigneur, le verdict du Père est sévère mais il est juste. Comme beaucoup de mes frères chrétiens, le manque de charité stérilise ma vie. Face à Dieu, chacun d’entre nous a une part de responsabilité dans les désordres provoqués par le péché : désordres de type religieux, de type politique, économique, ou même dans les catastrophes.
« Pensons aux bavardages : j'éprouve un peu d'envie, de jalousie à l'égard de telle personne, je ne le garde pas pour moi, et je finis par le partager, en disant du mal de cette personne. Nous sommes tous tentés car la loi de la vie spirituelle, notre vie chrétienne, c'est une lutte ». (pape François, angélus du 2 juillet 2015)
Seigneur, tu m’appelles au repentir, à la reconnaissance de mon état de péché et de ma condition de pécheur. La conversion que tu attends de moi évoque des humiliations, des purifications, des réconciliations, des occasions de réparation, de renoncement à moi-même.