Jésus face à sa mort

jeu 29/10/2015
Fête du jour: 
Saint Narcisse, évêque

Chapitre d'Evangile:

Verset de début: 
31
Verset de fin: 
35
Evangile: 

À ce moment-là, quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire : « Pars, va t’en d’ici : Hérode veut te tuer. »
Il leur répliqua : « Allez dire à ce renard : voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons aujourd’hui et demain, et, le troisième jour, j’arrive au terme.
Mais il me faut continuer ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.
Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! Voici que votre Temple est abandonné à vous-mêmes. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Prière: 

Jésus, me voici devant toi, tout simplement dans le silence. Rien n’est plus important pour moi que d’habiter en ta présence (Chant).

Demande: 
Jésus, viens ! Viens chez moi, aujourd’hui. Viens faire ta demeure en moi. Apprends-moi à entrer dans ton mystère en passant par la porte de la foi.
Points de réflexion: 

1. Jésus a choisi de revêtir la condition humaine jusque dans ce qu’elle a de plus dramatique : l’approche de la mort. Pour lui, la mort ne se fera pas comme un passage naturel, mais bien de façon violente. Saint Luc le signifie déjà en rapportant l’épisode d’Hérode qui cherche à faire tuer Jésus. Jésus aura passé sa vie en faisant le bien (chassant les démons et accomplissant des guérisons), c’est-à-dire en accomplissant la volonté du Père, et c’est cela qui lui donne toute sa force et sa paix devant les menaces. Jésus parle de l’achèvement ou de la consommation de sa vie et de sa mission « au troisième jour ». Oui, au troisième jour, le drame de sa vie, sa mort en croix, sera changé en joie, car il ressuscitera. Nous ressusciterons nous aussi avec lui. Il importe donc d’avancer chaque jour en faisant le bien et en ne pensant pas plus à la mort qu’à la joie de rejoindre bientôt Jésus vivant.

2. Jésus ressent pourtant très fortement la pression liée à sa mort annoncée, semblable à celles des prophètes qui l’ont précédé. « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes… » Dieu s’est fait homme pour rassembler ses enfants, mais ils n’ont pas voulu. Pis encore, ce sont ceux-là mêmes qui le mettront à mort. Quel grand paradoxe ! Il s’agit bien là d’un des plus grands mystères de la foi au Christ. Un Dieu immortel qui se fait homme mortel. Il vient pour donner la Vie et on lui ôte la sienne. Si nous voulons être ses disciples, nous devons accepter d’entrer nous aussi dans ce paradoxe : pour vivre, il faut mourir. Pour être grand, il faut se faire petit comme un enfant. Pour être premier, il faut passer en dernier. Pour régner, il faut servir. Demandons à Jésus la grâce d’entrer dans sa logique de vie.

3. Jésus ne nous laisse pas seuls pour apprendre à le suivre. Il nous invite à répéter chaque jour : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » Oui, bénissons Jésus qui vient à nous de la part de Dieu. Il vient à nous chaque jour lorsque nous l’invoquons dans la prière, lorsque nous le recevons dans les sacrements de l’Eucharistie et du pardon, lorsque nous sommes deux ou trois réunis en son nom, lorsque nous faisons un geste de charité à une personne, etc. Appelons-le et faisons-le venir chaque jour dans notre quotidien.

Dialogue: 
Jésus, je remets ma vie dans tes mains. Tout ce que je suis est à toi. Je te fais confiance pour tout. Aide-moi à grandir dans la foi et donne-moi la force et la joie nécessaires pour chaque jour.
Résolution: 
Vivre la messe dominicale en demandant à Jésus de venir toujours plus profondément dans ma vie.