« Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir »

mer 24/02/2016
Fête du jour: 
Bienheureuse Isabelle de France

Chapitre d'Evangile:

Verset de début: 
17
Verset de fin: 
28
Evangile: 

Montant alors à Jérusalem, Jésus prit à part les Douze disciples et, en chemin, il leur dit : « Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort et le livreront aux nations païennes pour qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ; le troisième jour, il ressuscitera. »
Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean, et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? » Ils lui disent : « Nous le pouvons. » Il leur dit : « Ma coupe, vous la boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu, s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Prière: 

Seigneur tu m’as appelé pour te suivre. Tu connais tout de moi. Accorde-moi la grâce de te suivre avec enthousiasme en te servant là où tu as besoin de moi.

Demande: 
Seigneur, je veux habiter ta maison, je veux contempler ton visage en suivant ta lumière d’amour.
Points de réflexion: 

1. La mère des fils de Zébédée s’approche alors que le Maître vient de parler de sa mort et des événements effrayants qui la précéderont. Elle demande une faveur pour ses fils, qu’ils soient à sa droite et à sa gauche dans son Royaume. Elle voit en Jésus le Roi dont l’autorité sera reconnue et qui distribuera les postes et les responsabilités. Le Seigneur, voyant qu’elle ne comprenait pas de quel royaume il était question, lui dit qu’il ne prendrait le pouvoir que lorsqu’il aurait lui-même bu une coupe amère et que ceux qui seraient appelés devraient eux aussi boire à cette coupe. « Vous le pourrez, mais pas maintenant. Quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce sera pour ceux auxquels mon Père l’a destiné ». L’accession à des responsabilités dans son royaume, n’a rien à voir avec le favoritisme ! Il faut, au contraire, savoir porter sa croix et mourir comme lui et avec lui. « Il faut boire à la coupe ». Pour pouvoir ouvrir les portes de la gloire, il faut vaincre le mal et renoncer à tout orgueil. Pour vaincre le mal, il faut servir, il faut vivre la charité en soulageant les misères matérielles et spirituelles de tous les hommes.

2. « Les dix autres apôtres s’indignèrent ». Ils avaient le même désir, mais ils n’osaient pas le formuler ouvertement. C’est le moment où le Christ leur fait remarquer que sur terre, ceux qui gouvernent font sentir leur pouvoir à ceux qui sont sous leur autorité, ils veulent être servis. Il y a un énorme contraste entre le despotisme des puissances terrestres et l’amour qui dit être au service de son pouvoir à lui, dans son Royaume céleste. Les privilèges seront de servir les autres et non pas d’être servis. Son Règne est un règne d’amour et de miséricorde.
Dans son Royaume, ceux qui sont les plus simples et les plus humbles seront les plus honorés, les plus aimés, les mieux servis. Si les apôtres veulent être servis, il leur faut qu’ils soient reconnus et qu’ils se reconnaissent eux-mêmes comme les plus insignifiants des hommes : le Maître a demandé à celui qui voulait le suivre, de renoncer à tout ce qu’il a et de devenir, à son tour, « doux et humble de cœur ».

3. En cette Année de la miséricorde, tu nous demandes de faire ce que tu as fait pour nous, de donner notre vie en rançon pour la multitude. Le mot rançon risque de prêter à confusion : à ton époque, le mot équivalait à « libération ». Cette année, le Saint-Père nous invite à accomplir les œuvres de miséricorde, c’est-à-dire des actions charitables que nous pouvons accomplir pour participer à la libération des hommes, au salut de nos semblables, de ceux qui, de toute éternité, sont destinés à voir Dieu face à face.

Dialogue: 
Toi, Seigneur tu as bu la coupe que tu avais à boire, tu as embrassé la souffrance et la croix. Accorde-moi la grâce de savoir les embrasser à mon tour pour le salut que tu as programmé pour toute l’humanité.
Résolution: 
Aujourd’hui je pardonnerai les offenses, je supporterai les personnes ennuyeuses et je prierai pour les vivants et pour les morts.