Le mystère de miséricorde

jeu 13/10/2016
Fête du jour: 
Saint Édouard, roi

Chapitre d'Evangile:

Verset de début: 
47
Verset de fin: 
54
Evangile: 

Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.
Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. » Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

Prière: 

Que mon âme se réjouisse, Seigneur ! Aujourd’hui, tu daignes me regarder comme tu as regardé la petitesse de cette jeune fille que tu te choisissais pour mère.

Demande: 
Donne-moi la grâce d’écouter ta parole, de la garder dans mon cœur et de la mettre en pratique fidèlement.
Points de réflexion: 

1. Jésus parle de malheur. Son langage est très clair, frappant. Nous pouvons dire nous aussi : « Cette parole est dure. Qui peut l’écouter ? » (Jn 6, 60). Déjà Moïse avait parlé avec clarté au peuple d’Israël : « Je mets devant vous la vie et le bonheur, la mort et le malheur » (Dt. 30, 15. Cf. Didaché 1, 1). Que sa parole résonne en nos cœurs. Croire et suivre Jésus n’est pas question de bons sentiments. C’est réussir ou rater sa vie. Au temps où on ne pense plus qu’au succès de l’argent, des études, de la gloire sous toutes ses formes, Jésus nous remet devant le sens même de l’existence : « Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à perdre son âme ? » (Mc 8, 36). Dans ce contexte, suivre Jésus n’est plus indifférent pour personne. Cette perspective remet aussi ma foi en question : est-ce que je crois que Jésus seul peut me sauver du péché et de la mort, de l’échec total de ma vie, de la vie des autres ?

2. Jésus déclare malheureux ceux qui bâtissent des tombeaux pour les prophètes que leurs pères ont tué ainsi que ceux qui gardent la clef de la connaissance et empêchent les autres de se sauver (Jésus ne condamne pas le fait d’ensevelir les morts). Bâtir des tombeaux pour les prophètes tués par leurs pères, c’est parachever leur œuvre mauvaise. En cette année de la miséricorde, ne peut-on pas y voir une invitation à réviser nos habitudes de vie, à rompre avec nos habitudes qui ne sont pas en accord avec l’Évangile ? Relisons chacun de nos actes à la lumière de l’Évangile et de l’enseignement de l’Église.

3. Le mystère de miséricorde. La parole de Jésus dans l’Apocalypse est comparée à une épée à double tranchant qui divise même les intentions les plus cachées dans nos cœurs. Jésus frappe à notre cœur pour l’inviter à la conversion. De si dures paroles échappées de son Cœur Miséricordieux ! Combien Jésus devait-il souffrir, doit-il souffrir de notre indifférence, des structures de péchés (pour le dire avec saint Jean-Paul II), de nos petites commodités pas forcément en accord avec l’Évangile mais si facilement justifiées ! Pensons à nos frères chrétiens persécutés, au père Jacques Hamel, à toutes les personnes qui souffrent et qui nous tendent la main. Pensons à toutes les fois où les prophètes, ceux qui réveillent les consciences, sont menacés. Oserons-nous devenir prophètes comme nous y invite notre vocation de baptisés pour proclamer l’Évangile ?

4. Le mystère de miséricorde. Jésus est ce prophète qui sera crucifié pour avoir parlé, pour avoir montré l’hypocrisie, pour avoir invité au pardon et avoir pardonné la femme adultère, Zachée le publicain, pour avoir guéri le jour du sabbat préférant l’amour de Dieu et du prochain à la loi. Que Jésus nous accorde le don de suivre ses pas au service du prochain.

Dialogue: 
Jésus, évite-moi le malheur de justifier mes actions peu évangéliques. Ouvre mes yeux pour retrouver le vrai chemin à ta suite. Ôte la poutre de mes yeux pour pouvoir aimer mon prochain et me mettre à son service. Apprends-moi à garder ta parole, à la mettre en pratique, à l’offrir à qui en a besoin pour que tous ceux qui m’entourent puissent réussir leur vie.
Résolution: 
Faire un examen de conscience à la lumière du commandement nouveau de Jésus : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » Faire un examen de conscience à la lumière du commandement nouveau de Jésus : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »