Le signe du pain que Jésus donne à la foule

sam 15/02/2014
Fête du jour: 
Saint Claude La Colombière

Chapitre d'Evangile:

Verset de début: 
1
Verset de fin: 
10
Evangile: 

En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule de gens, et qu'ils n'avaient pas de quoi manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :
« J'ai pitié de cette foule, car depuis trois jours déjà ils sont avec moi, et n'ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en route ; or, quelques-uns d'entre eux sont venus de loin. »
Ses disciples lui répondirent :
« Où donc pourra-t-on trouver du pain pour qu'ils en mangent à leur faim, dans ce désert ? »
Il leur demanda :
« Combien de pains avez-vous ? »
Ils lui dirent : « Sept. »
Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre.
Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule.
On avait aussi quelques petits poissons.
Il les bénit et les fit distribuer aussi.
Ils mangèrent à leur faim, et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles.
Or, ils étaient environ quatre mille.
Puis Jésus les renvoya.
Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.

Prière: 

Seigneur, quelle est ma faim ?

Demande: 
Jésus, permets-moi de te donner aujourd'hui toute ma confiance. Je souhaite m'abandonner complètement entre tes mains.
Points de réflexion: 

1. « Trois jours » . Nous remarquons dans ce passage que la foule écoute depuis trois jours Jésus, alors qu’elle n’a rien à manger ! Le chiffre trois ne nous rappelle-t-il donc pas quelque chose ? Perdu et retrouvé trois jours au Temple, ressuscité trois jours après sa mort. Nous voyons que le chiffre 3 est un chiffre d'attente. Jésus nous montre ici aussi que la foule a dû attendre trois jours, avant de pouvoir recevoir de la nourriture. Il est évident que nous profitons mieux d'un repas, après avoir attendu longtemps sans manger. Mais essayons de voir de quelle nourriture Jésus veut nous parler et pourquoi il a permis à la foule cette attente.

2. « Pain ». Le pain est un aliment de base qu’une personne riche ou pauvre peut se permettre de manger. C'est l'aliment qui unit (le mot « compagnon » veut dire : « partager le pain avec »). C'est aussi, dans le livre de l'Exode, le symbole de la Providence de Dieu. Grâce à la manne, il nourrit son peuple et lui donne chaque jour ce dont il a besoin. Enfin, dans la prière du « Notre Père » que nous récitons assez fréquemment, nous lui demandons ce pain : « donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour ». Jésus veut nous nourrir. Mais seulement d'une nourriture passagère ?

3. Jésus, le vrai pain, la vraie nourriture. Dès sa naissance, Jésus est notre nourriture. Il est né à Bethléem « ville du pain ». Jésus est le vrai pain de vie, il est notre aliment qui nous donnera la vie pour toujours, la vie éternelle. Dans l'Ancien Testament, la manne correspondait aux besoins de chacun, ni plus ni moins : c'était une ration quotidienne qui pourrissait le lendemain si on en avait trop pris. Mais dans le Nouveau Testament, et dans ce passage en particulier, nous voyons que les disciples ont récolté sept corbeilles pleines. Il y avait un surplus de sept corbeilles pleines ! Jésus se donne sans compter, sans mesurer. Il donne toujours plus, il se donne à nous.

Dialogue: 
Jésus, aujourd'hui, jour de saint Claude de la Colombière, permets-moi de dire comme lui son acte de confiance : « Mon Dieu, je suis si persuadé que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous, et qu'on ne peut manquer de rien quand on attend de vous toutes choses, que j'ai résolu de vivre à l'avenir sans aucun souci, et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes ».
Résolution: 
Si possible, rendre visite au Saint Sacrement pour lui remettre ma vie, mes attentes, mes angoisses, et mes joies et renouveler ma confiance et mon abandon total en lui. Je sais qu'il me donnera chaque jour la force nécessaire.