« Ma chair est la vraie nourriture »

ven 24/04/2015
Fête du jour: 
Saint Fidèle de Sigmaringen, prêtre et martyr

Chapitre d'Evangile:

Verset de début: 
52
Verset de fin: 
59
Evangile: 

Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

Prière: 

Le Saint-Père demandait aux nouveaux cardinaux « d’accueillir et (…) d’aller chercher, sans préjugés et sans peur, ceux qui sont loin, en leur manifestant gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement ». La manière d’agir de notre Seigneur illustre tout à fait ce que souhaite le Pape François.

Demande: 
Seigneur, tu nous as dit que le plus grand était celui qui servait. Tu nous as dit que tu n’étais pas venu pour être servi, mais pour servir. Seigneur, accorde-moi la grâce de servir gratuitement, là où tu m’as placé et de suivre ton exemple à chaque occasion que tu mets devant mes pas.
Points de réflexion: 

1. « Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? » Les juifs qui assistent à la scène sont stupéfaits et, pour eux, celui qui parle a « perdu la tête ». Ils se demandent quelle est l’identité véritable de ce Jésus, qui se dit l’envoyé du Père. Ils cherchent à le faire se contredire. Sur un ton mi-sérieux, mi-ironique, ils se demandent « Comment peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Dans notre monde contemporain, nombreux sont encore les sceptiques qui refusent de croire à ces paroles. Comment peut-on dire que l’Eucharistie est son Corps ? Ce mystère est inouï et incompréhensible. Comment peut-il être question de manger la chair d’un homme et, cela, tous les jours ? Notre raison et notre intelligence tournent à vide. Ces paroles sont insoutenables. C’est impossible ! Comment ce pain peut-il être vraiment la chair du Christ ? Le croire est totalement déraisonnable ! Il faut relativiser ! La consécration est « symbolique ».

2. « Amen, amen, je vous le dis, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme… ». Le redoublement du mot « Amen » en souligne la force et la véracité, ainsi que la crédibilité : les juifs le savaient parfaitement. Ils sont perplexes : doivent-ils croire ou refuser de croire, le Christ est-il un imposteur, est-il un faux prophète venu pour égarer les gens ?
Au temps du Christ, personne ne pouvait avoir la moindre idée de la véracité des Paroles du Christ et, aujourd’hui encore, l’incrédulité continue à encombrer nos cœurs. Nous savons que ce mystère est la source et le sommet de toute notre vie ; mais nous sommes bien loin de le comprendre. Nous savons que c’est la Vérité et que le Christ nous l’a redit lors de la Cène. Mais, « Seigneur, augmente ma foi ! »

3. « Celui qui mange de ce pain vivra éternellement ». Seigneur, qui peut de lui-même adhérer à ce que tu nous dis : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » Pourtant tu veux que nous te croyons, alors tu renouvelles tes prodiges : tu as montré tes plaies à Thomas. A Lanciano, au VIIIe siècle, où ta chair a été vue dans une hostie consacrée, par un prêtre qui doutait de cette vérité. Miracle dont les preuves formelles ont été données au XXe siècle, 12 siècles après le miracle. Et cet autre miracle en Argentine, alors que le Pape François était évêque : une hostie tombée à terre avait été mise dans un verre d’eau et, plusieurs jours après, elle était devenue un lambeau de chair humaine qui a été confié à différents professeurs scientifiques. Les analyses ont montré qu’il s’agissait d’un fragment du muscle cardiaque vivant au moment où il avait été prélevé et, de plus, ils correspondent aux résultats du miracle de Lanciano, au VIIIe siècle.

Dialogue: 
Seigneur, lors de ton passage sur la terre tu demandais à tes disciples de croire en toi, de croire à ce que tu annonçais et tu disais que, si nous ne te croyions pas, nous ne faisions pas partie de tes disciples. Seigneur, augmente en nous la foi, que ce soit une foi, ferme, ancrée sur le roc, indestructible, dont les tempêtes et les orages ne provoqueront pas l’écroulement.
Résolution: 
Méditer les paroles de la consécration : elles sont Vérité éternelle.